"Je ris. Je souffre. Je pars. Je t'aime. Tels sont les mots et actes que j'aurai voulu dire ou faire. Dire. A ce garçon du lycée qui ne me regarde pas mais que moi je regarde. Faire. Oui, j'aurai voulu faire. Me blôtir dans les bras de ma maman une dernière fois. Ma maman, je me sentais tellement en sécurité dans ses yeux. Je décide de vous raconter quelques mots de ma petite existence, quelques minutes avant d'être emporté dans ce tourbillon, que l'on nomme celui de la 'vie'.
Je n'ai jamais réfléchi de quelle façon j'allais mourir, j'ai toujours été un peu maladroite, confondant amitié et amour, humour et sérieux. Si on me demandait de résumer ma vie, je la qualifierai comme une grosse blague. Je voulais changer le monde, dépasser mes rêves, en vain. Je suis la cadette, soeur d'un grand frère et de deux grandes -géantes- soeurs. Je crois qu'au fond, ils m'aiment, je crois qu'au fond, ils ne croient pas en moi. J'étais peut-être la plus mature, ils sont d'une insouciance incompréhensible mais que j'aimerai tant ressentir ... J'ai souvent été appréciée du monde extérieur, peut-être pour ma politesse et ma joie de vivre, j'ai toujours voulu être appréciée du monde extérieur.
Sayé, le tourbillon de la 'vie' m'emporte, ou peut-être devrai-je dire celui de la mort. Je ris. Je souffre. Je pars. Et je t'aime. Tels sont les mots où j'en finis ..."
Je n'ai jamais réfléchi de quelle façon j'allais mourir, j'ai toujours été un peu maladroite, confondant amitié et amour, humour et sérieux. Si on me demandait de résumer ma vie, je la qualifierai comme une grosse blague. Je voulais changer le monde, dépasser mes rêves, en vain. Je suis la cadette, soeur d'un grand frère et de deux grandes -géantes- soeurs. Je crois qu'au fond, ils m'aiment, je crois qu'au fond, ils ne croient pas en moi. J'étais peut-être la plus mature, ils sont d'une insouciance incompréhensible mais que j'aimerai tant ressentir ... J'ai souvent été appréciée du monde extérieur, peut-être pour ma politesse et ma joie de vivre, j'ai toujours voulu être appréciée du monde extérieur.
Sayé, le tourbillon de la 'vie' m'emporte, ou peut-être devrai-je dire celui de la mort. Je ris. Je souffre. Je pars. Et je t'aime. Tels sont les mots où j'en finis ..."
Alicia I.

